Vintage et d’inspiration vintage, la battle

Etagère rotin vintage

Par Lila

Vintage, vintage, j’ai l’impression ces derniers mois, qu’en matière de décoration, nous n’avons plus que ce mot à la bouche… Et je suis la première, je l’avoue, à hashtaguer mes photos Instagram du fameux #vintage, lorsque je poste mes dernières trouvailles de vide-grenier.

Sauf qu’en déco, comme dans plein d’autres domaines, j’aime la précision des mots. Du coup, le vintage, qu’est-ce c’est ? Pour moi, avant toutes balades sur la toile afin de vous présenter des définitions me semblant « recevables », je dirais à première vue que le mot vintage qualifie un objet (déco, fringue, meuble, bouquin, jouet, voire véhicule…), datant d’une large fourchette allant des années 40 à la fin de 70’s… (allez, poussons au max jusqu’au années 80).  Donc, toujours à première vue, j’ai tendance à penser que Maisons du Monde ou la Redoute (pour ne pas les nommer) ne font pas dans le vintage… Dans le style vintage, oui, sans aucun doute (et c’est plutôt réussi d’ailleurs) mais pas dans le vintage à proprement parlé… Vous me direz que je me fais des nœuds au cerveau pour pas grand chose (et vous aurez raison). Mais quand je reçois la newsletter d’une de ces enseignes me proposant de jeter un coup d’œil sur sa collection de vaisselle vintage, je tique. Je vous explique l’idée : j’ai chiné une table de style Louis XV (courbes, pieds galbés et marqueterie…) , qui attends d’ailleurs son heure de gloire dans mon garage depuis des mois, mais ceci est un autre débat… Bref, je ne dis pas que j’ai une table Louis XV (ce qui voudrait dire selon moi qu’elle date de cette époque) mais d’inspiration Louis XV (dans son design)… Vous me suivez ?

Toujours est-il que pour moi un objet vintage est forcément ancien. Alors il peut être neuf en termes d’état (impeccable, pas utilisé, encore emballé), mais sa date de fabrication est forcément ancienne.

Allons un peu plus loin encore avec les rééditions (chaise Eames, jouets Fisher Price, vaisselle Arcopal…) . Là, nous sommes encore plus proche de l’objet originel, puisque pour certains, c’est la même maison qui fabrique, peut-être quasiment avec les mêmes procédés, mais non, pardon… C’est toujours pas vintage…

Est-ce que c’est grave ? Certes non ! Est-ce qu’un objet récent à moins de légitimité qu’un objet ancien… Non, je ne crois pas non plus. D’autant que, ne n’oublions pas, la plupart des objets vintage faisant fureur en ce moment restent des pièces qui furent fabriquées en masse en leur temps.

Mais, regardons plutôt ce que nous disent les versions « officielles ». Mon ami Larousse ne me sera pas d’une grande aide en terme de date avec son laconique : « Se dit d’un vêtement, d’un accessoire, etc., des décennies précédentes, remis au goût du jour. » On avance un peu avec Wikipédia qui nous rappelle qu’il s’agit  à l’origine d’un terme œnologique anglais signifiant plus ou moins « millésime » et qu’il est au départ apparu en mode. Jusque là, OK. Mais ensuite, nous pouvons lire : « Aujourd’hui, par extension, il tend à qualifier tout objet original et qui ne soit pas une imitation (disque vinyle, automobile, appareil, meuble, etc.). Cependant, l’usage tend également de plus en plus à qualifier de vintage, ou néo-rétro, des objets modernes conçus pour évoquer ou ressembler à des objets d’époque. Ce phénomène étend ainsi la signification du mot vintage, à mesure que s’affirme la vague du vintage, ou vague du néo-rétro. « 

Le terme vintage pourrait donc bel et bien qualifier un objet neuf… OK, j’abdique… Enfin, presque ! Pour Folie Vintage et  Teva Deco (et foultitude d’articles consultés) en revanche, et ce malgré la définition de Wikipédia, non, cent fois non… Il ne peut s’agir que des pièces anciennes.

Bref, nous n’aurons finalement pas plus d’éclairage sur ce point.

Et finalement, le débat est presque ailleurs. Parce qu’au-delà d’une certaine esthétique (motifs très 70’s pour la vaisselle, lignes épurées et pieds compas pour les meubles…), le vintage est avant tout, lié à la nostalgie. Il s’agit bel et bien de se réapproprier des objets de son enfance, des éléments emblématiques d’une époque révolue. Et au-delà de l’aspect « madeleine de Proust », il y a aussi, cet engagement qui penche vers l’anti-sur consommation et le recyclage.

Du coup, qu’est-ce qui nous pousse, si l’on s’en tient à ces deux derniers éléments (et hors coup de cœur sur un motif) à acheter des articles d’inspiration vintage plutôt que leurs originaux ?

  • La volonté d’avoir un objet neuf, qui n’a jamais servi à personne ?

Ok, raison valable et choix personnel qu’il ne convient pas de contredire.

  • La difficulté de dégoter la pépite ?

Oui, l’art de la chine demande énormément de patience, beaucoup d’attention et un peu de chance aussi. Mais quelle satisfaction lorsque l’on tombe enfin sur le graal !

  • Le prix ?

Si vous vous approvisionnez uniquement chez Brocantlab et les antiquaires, oui, très certainement… Mais, dans l’absolu, le vintage n’est pas plus cher que le neuf…

Et la démonstration, c’est tout de suite en dessous (à gauche, la version neuve, à droite, l’objet vintage, de chez ORNICAR of course). Prêt pour la battle des prix ?

Le service à café so 70’s

 

 Tasses à fleurs Rex chez C comme Cha : 29,90 €

Tasse Lotus d’Arcopal Mais où est donc ORNICAR : 3,50 € l’une

La fameuse pomme à glaçons

 

 Pomme de rangement Qualy chez Kdesign : 49 €

Pomme à glaçon Mais où est donc ORNICAR : 12 €

 L’étagère en rotin

 Etagère Bakker chez Décoclico : 65 €

Etagère en rotin vintage Mais où est donc ORNICAR : 35 €

THE miroir en osier

 Miroir la Redoute : 63 €

Miroir Mais où est donc ORNICAR : 55 €

La bonbonne, ou dame-jeanne

 

Dame-jeanne Bubble chez De la Maison : 39,90 €

Dame-jeanne Mais où est donc ORNICAR : 25 €

Alors, loin, très loin de moi l’idée de trancher entre neuf et vintage : vous achetez bien ce qui vous plaît et à qui vous voulez. Mais l’argument du prix de l’original vs la reproduction n’en n’est, en revanche, plus un  ! Alors, à bon entendeur, rendez-vous chez ORNICAR 😉

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2 réflexions sur “Vintage et d’inspiration vintage, la battle

  1. Je me rappelle de la première fois que j’ai utilisé le mot vintage… après avoir chiné des chaises d’écolier en 2010 pour meubler ma maison (que j’avais payé une misère à en voir les prix aujourd’hui), fin 2012 je craque pour un tapis chez le suédois aux motifs d’inspiration rétro et depuis c’est l’escalade… j’avoue aussi parfois me perdre dans la nuance entre le vintage et l’inspiration vintage et je partage ton avis Lila sur le fait que « vintage » signifie « qui a vécu », « qui a une l’histoire » et donc forcément n’est pas neuf… j’aime le plaisir de farfouiller sur les étales et parfois quand l’envie est trop pressante je cède à la facilité, en attendant que l' »original » ne vienne le remplacer 🙂

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    • Je n’ai rien contre le neuf, très loin de là et Maisons du Monde et Ikea restent des enseignes que je fréquente (même si moins qu’avant)… J’ai d’ailleurs quelques assiettes de la gamme Lucette chez ce premier. Mais je ne les considère pas comme de la vaisselle vintage, mais bien comme des pièces avec un joli motif d’inspiration 70’s (dont la qualité est déplorable par ailleurs). Bref, vive le mélange neuf, ancien, classique, moderne, vintage !!! Des bisous 😉

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